Suivez le chantier de restauration du château.

Après des décennies d’absence de travaux sur le château, Dampierre entre dans une période de campagne de travaux attendue par tous.

Considéré comme le plus grand chantier privé de France, la restauration engagée va permettre de sauvegarder ce patrimoine chargé d’un passé historique d’une richesse incroyable dans l’histoire de la Vallée de Chevreuse comme dans l’Histoire de France..

A partir de 2020 les entreprises spécialisées vont intervenir sous la maitrise d’œuvre de M. Christophe BOTTINEAU, Architecte en chef des monuments historiques, pour conserver le bâti.

Accompagné d’un guide conférencier et protégé d’un casque sur votre tête venez découvrir ce chantier en gravissant l’échafaudage au plus près de l’œuvre et des compagnons.

Toutes les semaines découvrez l’avancement des travaux sur cette page et suivez l’actualité du chantier sur nos réseaux sociaux.

du XVIIème au XIXème...

Les filets de protection sont aujourd’hui achevés d’être installés sur les échafaudages du château. Les dessins représentés sont ceux des façades du château de XVII° siècle reproduits et mis à l’échelle du bâtiment. Retrouvés dans les greniers de la ferme ces dessins de la fin du XVII° siècle sont le témoignage exceptionnel de ce qu’était le château de Jules Hardouin Mansart. Depuis, Félix Duban a modifié l’œuvre originale en apportant sa touche artistique lors de la restauration du château au XIX° siècle. Les différences notoires marquent ces deux époques. Les enduits alors beige/gris par Jules Hardouin Mansart ont été réalisés en ocre, les briques ont été aussi changées pour passer du rouge à l’orange. La restauration de Félix Duban a également concerné les décors de ces façades avec l’apport de frontons triangulaires en brique au dessus des fenêtres, la sculpture du fronton central et la pose de colonnes engagées au centre de la façade. D’autres détails ont aussi été apportés et se découvrent tous les jours par l’Architecte présent sur l’échafaudage pour finaliser son diagnostic avant travaux.

Dampierre se dévoile

Dernière étape pour la pose de l’échafaudage, la pose du filet ! indispensable à la sécurité des compagnons qui interviendront sur le chantier, la pose du filet sur ce chantier prend les couleurs du château du 17ème siècle. Les quatre façades vont ainsi être habillées de filets sérigraphiés avec des dessins inédits retrouvés dans les greniers de la ferme. Ces dessins de la fin du 17ème siècle, réalisés quelques années après la construction de l’oeuvre par Jules Hardouin-Mansard, nous montrent le château tel qu’il était avant l’intervention de Félix Duban au 19ème siècle. Etalés sur 220 mètres linéaires et 25 mètres de haut, ces dessins ont été mis à l’échelle pour faire découvrir à tous cette splendeur graphique. Ainsi habillé le château pourra être restauré à l’abri des intempéries. L’opération pour l’installation de ces filets s’achèvera d’ici quelques jours.

 

 

 

 

 

Sous le toit

La couverture de protection achevée, voici une vue inédite prise sous cette structure. Encore quelques ajustements pour vérifier la stabilité de l’ouvrage qui devra résister à près de 36 mois et les bâches sérigraphiées de protection pourront être posées dans les prochains jours!

 

 

 

 

La cage de fer - suite

Depuis quelques jours la charpente métallique qui supportera la toiture de protection a été posée. Aussi longues que les ailes sur arcades ces fermes ont pris place dans la largeur du bâtiment du corps de logis ! Chaque ferme pèse près d’1,8 tonnes. depuis hier les tôles sont posées sur cette charpente et permettront ainsi aux compagnons de travailler par tous les temps sans que des dégradations affectent le bâtiment!

 

 

 

 

La cage de fer

Après la réalisation des trois premières façades, l’échafaudage de la façade orientale est achevée! La cage entoure maintenant le château dans sa résiller d’acier. Une fois les dernières fixations vérifiées les équipes s’attaquent à la pose du parapluie de protection, indispensable pour travailler sur la couverture et la charpente par tous les temps sans dégrader les maçonneries et les décors intérieurs du château.

 

 

 

 

Travailler les pieds au sec

Dampierre tient à la renommée de son château par son architecte Jules Hardouin-Mansart mais également par ses jardins qui ont été considérés comme les plus beaux de France. Outre la composition paysagère, la présence de l’eau a marqué les esprits des visiteurs par les nombreux bassins et jets d’eau ! L’eau est partout présente sur le Domaine de Dampierre et les nombreuses sources alimentaient fontaines, bassins et les douves. Ces douves si inhabituelles autour d’un château de la fin du XVII° siècle constituent une des originalités de Dampierre. Vestiges des anciennes constructions qui ont précédé le château actuel, les douves n’ont pas été curées depuis au moins le XIX° siècle. Pour continuer la pose des échafaudages, notamment pour la façade orientale du château il est nécessaire d’asseoir la structure métallique sur le bon sol du fond des douves. Une opération de dévasement est donc nécessaire préalablement à cette installation. Après l’obtention de toutes les autorisations administratives ce curage a débuté après avoir par une opération délicate de sortie de la faune aquatique, déversée dans les canaux du parterre de l’Ile, sous le contrôle d’écologues dûment mandatés. Les boues partent dans un centre contrôlé pour être traitées contre d’éventuelles pollutions.

 

 

La sauvegarde des espèces

Le Domaine de Dampierre est une réserve de biodiversité aux portes de Paris, par sa position au cœur de la Vallée de Chevreuse et son parc clos d’un mur de 14 kilomètres. Les nombreuses espèces y vivent en toute sérénité ! Les insectes, batraciens, oiseaux et animaux trouvent à Dampierre l’équilibre nécessaire à leur développement dans un contexte régional difficile avec l’urbanisation galopante. Fort de ce constat tous les moyens ont été mis en œuvre pour protéger les hirondelles de fenêtres. Une colonie réputée occupait les fenêtres du château. Avant leur retour de migration, des filets ont été installés sur toutes les façades et un nichoir spécialement construit à proximité permet de les accueillir sans les éloigner de leur site historique.

 

Reprise de l'activité sur le chantier !

Alors que le chantier a démarré dès le mois de février, le confinement COVID 19 a brusquement stoppé les entreprises du montage des échafaudages au 3/4 de la réalisation. Depuis le 14 avril une reprise progressive du chantier avec l’application des mesures pour le respect de la santé des compagnons permet de continuer le montage de la structure. Dans l’organisation du chantier la première étape de montage de l’échafaudage concerne le logis. Les ailes des Communs seront également échafaudés après des prospections structurelles complémentaires.