Alors qu’une perspective paysagère traverse de part en part le château, le fonds de la vallée est occupé par de nombreux parterres, héritages des jardins à la française dessiné par André Le Notre, le jardinier du roi Louis XIV.

XVII° SIÈCLE
Les jardins de Dampierre dans leur structure actuelle sont la composition voulue au XVII° siècle.  L’organisation spatiale autour du château avec ses avant-corps symétriques forment la cour d’honneur. De l’autre côté, un imposant escalier à triple révolution s’ouvre sur l’axe du château et permet l’accès aux jardins depuis le château.
LES TRACÉS
Le tracé de ces jardins est attribué à André Le Nôtre, et il s’articule autour d’une perspective axiale. Le grand canal est aligné sur la grande île. Le reste du parc est formé d’un vertugadin en forme de fer à cheval dans lequel se trouvaient deux longs bassins à oreilles et un troisième de forme circulaire. Au sommet de ce vertugadin se dessinait une patte d’oie d’où s’élançait la perspective axiale face au château. Par ailleurs de nombreuses allées sont présentes dans le parc formant des chambres de verdure.
UNE NOUVELLE PERSPECTIVE
En rapport avec cette perspective nouvellement dessinée, Jules Hardouin Mansart aménage un nouvel espace de la façade côté cour jusqu’à la route. De l’autre coté de la route, face à la grille d’entrée, l’hémicycle dessiné sur le versant de la colline forme un pédiluve, creusé en demi-cercle bordé d’une balustrade. Au-dessus, le coteau est découpé en vertugadins à gradins de gazon et ceinture d’arbres avec en son sommet une perspective axiale répondant à celle tracée dans le parc.
XIX° SIÈCLE
Au XIX° siècle les tracés de Le Nôtre peu à peu abandonnés sous Louis XVI, sont rétablis sans toutefois remplacer les bassins et fontaines disparus. Il a fait appel à un architecte paysagiste pour redessiner une partie des bois et des prairies pour permettre une transition entre les jardins à la française et la forêt.
XX° SIÈCLE
Au XX° siècle un parc floral, traité à l’anglaise est créé derrière le pavillon de l’Ile. Une collection botanique de bulbes, rhododendrons et camélias crée des effets spectaculaires sur la rivière traitée en méandre.